Des nuits près de toi – OS2

Je ne suis pas très active, mais je fais de mon mieux… en attendant du nouveau, je vous mets ce one shoot déjà connu, évidemment… mais ça fait toujours plaisir de les revoir ces deux-là.

Des nuits près de toi  sont des parcelles de vies de Benoît et Nathan !

OS1 => Une nuit près de toi

***

Résumé du OS2

Benoît vit officiellement depuis neuf mois avec Nathan. Le jour de la Saint-Valentin est là et il n’a qu’une hâte, celle de la fêter avec son compagnon. Mais il comprend trop tard que Nathan n’est pas du genre à la célébrer…

Note : Oui, je sais ! Il manque un morceau !!! (enfin, pour celles qui connaissent déjà l’histoire -_-) mais promis, elle sera là en OS2 bis 😀

*** 

Benoît était surexcité. Ce soir, il allait fêter sa première Saint-Valentin avec Nathan. Il ne l’avait jamais fêté auparavant et c’était avec une joie non feinte qu’il quitta le magasin où il travaillait. Il était dix-neuf heures quand il arriva chez eux. Nathan étant de surveillance au lycée, il avait largement le temps de se prendre une douche et de préparer un repas pour deux. Il sortit de la voiture et prit son sac de courses. Entre midi et deux, il avait quelques emplettes : des bougies parfumées et des boîtes de chocolats en forme de cœur.  Cela pouvait paraître idiot, mais il avait toujours rêvé que lorsqu’il aurait un Valentin, il lui offrirait un cœur…

Mais quand il s’approcha de leur petite maison, il entendit des voix qui provinrent de la fenêtre de leur cuisine.

— Nathan ! s’écria celle de Jason, à ton tour de miser !

Son cœur flancha et sa poitrine se comprima. Son amant avait apparemment prévu de passer la soirée avec ses amis. Incapable de savoir comment il devait réagir, des larmes dévalèrent subitement ses joues pendant qu’il décida de laisser le sac devant la porte et de partir sans se retourner. Il savait que Nathan n’était pas du genre à lui murmurer des « Je t’aime » du matin jusqu’au soir, il aurait dû comprendre que son amant ne fêterait jamais la Saint-Valentin.

Malgré que cela lui brisait le cœur, Benoît préféra pleurer l’homme qui ne serait jamais aussi romantique que lui. Il aurait pu rentrer et faire comme si de rien n’était, mais ce serait se mentir à lui-même et puis, il ne voulait pas se montrer trop émotif, après tout, il avait maintenant Nathan. Ce dernier lui montrait son affection à sa manière. Parfois, il avait remarqué que son amant se retenait devant les autres comme si leur amour était interdit. Benoît avait accepté sa façon d’être, mais ce soir, il avait besoin d’évacuer toute la peine que cette fête venait d’engendrer chez lui.

.

Il roula une bonne heure avant de se garer devant la maison de sa mère. Il respira profondément tout en s’essuyant rapidement les yeux avant de fixer la porte d’entrée. Après plusieurs mois de vie commune avec Nahan, il réalisa qu’il ne l’avait pas encore présenté à sa mère et à sa sœur cadette.

Peut-être, était-il temps qu’il y remédie ? Evelyne, sa mère, était quelqu’un de très spéciale. C’était ce qu’il aimait se dire quand, pour le voisinage, elle n’était qu’une simplette. Benoît avait dû apprendre à grandir très vite pour l’aider dans ses papiers. Depuis le départ de son père, à l’âge de treize ans, il était devenu en quelque sorte l’homme de maison et il avait vaillamment endossé son rôle.

Flora qui était sa cadette de quatre ans, vivait encore chez elle. À vingt ans, elle avait réaménagé l’intérieur du garage en un studio qu’il avait lui-même agencé. Benoît avait appris très tôt que pour réussir son avenir et protéger les siens des difficultés courantes de la vie, il devait mettre de l’argent de côté. C’était ce qu’il avait fait. Aujourd’hui, alors que certains pensaient qu’il n’était qu’un vendeur de vêtements pour homme, il en était le patron, mais ce n’était pas une chose dont il discutait. Il ne voyait pas ça comme une grande réussite professionnelle et espérait, un jour, agrandir son magasin.

— Benoît ? l’appela soudainement sa sœur en tapant contre la vitre. Mais qu’est-ce que tu fais là ?

— Désolé, dit-il en sortant de son véhicule, je voulais passer un peu de temps avec maman et toi.

— Je ne suis plus une gamine, Ben.

— Ce n’est rien, répondit-il en l’embrassant sur les joues, rentrons.

— Tu as pleuré ? Mauvaise Saint-Valentin ?

— C’est ça, mais que veux-tu ? On ne peut pas tout avoir…

— Qui t’as blessé ? 

Benoît croisa son regard peiné et soupira. Il savait maintenant pourquoi il parlait rarement de sa vie privée. Il était incapable de lui mentir.

— Nathan, souffla-t-il d’une voix maîtrisée.

— Encore ! grogna-t-elle.

Il gloussa en la prenant dans ses bras. Quand il passait quelques week-ends chez sa mère pendant que son homme bossait à la maison de retraite, il parlait beaucoup de son mec, ainsi que du jour où il avait failli le perdre. Flora qui était aussi svelte que sa mère lui avait remonté le moral en lui disant qu’il n’avait peut-être pas le physique d’un mannequin, mais il détenait un charme qui le rendait séduisant.

— Ne t’inquiète pas pour moi, on est toujours ensemble, chuchota-t-il en espérant qu’il puisse justifier son départ au téléphone. Et toi ?

— Mon mec m’a plaqué après le nouvel an, lui murmura-t-elle en s’écartant de lui.

— Charmant…

— Oh tu sais, je savais que ça n’allait pas durer. Dès l’instant où il a parlé avec maman, il m’a regardé comme si j’étais une attardée.

— Tu as bien fait.

— Dis, Ben ? Pourquoi ne nous as-tu jamais présenté Nathan ? As-tu peur qu’il…

— Non, l’interrompit-il. Nathan n’est pas du genre à se moquer des autres –du moins l’espéra-t-il– moi-même, je n’arrive pas vraiment à le cerner.

— Es-tu au moins heureux ?

— Oui, et dès que je serais certain de partager le reste de ma vie avec lui, je vous le présenterai.

— Cool, parce que tu connais maman…

Elle se tut quand la porte s’ouvrit sur leur mère.

— Hé Bouchon ! s’écria celle-ci en se jetant dans ses bras. Tu aurais appelé avant de venir, je t’aurai préparé ton plat préféré !

— Bonsoir, maman, répondit-il en déposant un baiser sur son front. Tu vas bien ?

— Oui, allez, entrez les enfants.

— Je dois juste passer un coup de fil et j’arrive, la prévint-il.

— Tu as faim ? lui demanda-t-elle avant de le laisser seul. Avec poussin, on vient juste de finir le repas mais si…

— Non, la coupa-t-il en lui souriant, mais je veux bien un café.

— D’accord, bouchon !

Benoît sourit en voyant combien elle était toujours aussi énergique. Cela lui donna un peu de courage pour joindre Nathan qui, à son grand étonnement, répondit à la première sonnerie.

— Benoît, où es-tu ? Je t’ai attendu et… Putain ! J’ai failli appeler les flics ! Pourquoi as-tu laissé ton sac devant la porte ? J’ai cru que tu t’étais fait enlever !

— Je serai à la maison demain soir, après le boulot, l’informa-t-il d’une voix neutre.

— Ben ? Sais-tu quel jour on est ? sembla s’égosiller son amant à l’autre bout du fil.

— Oui et, tu avais l’air en si bonne compagnie…

— Ce n’est pas ce que tu crois ! le coupa-t-il. Je…

— Nath ? Ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas, murmura-t-il en sentant sa gorge se nouer, j’aurai dû savoir que tu ne ferais rien pour la Saint-Valentin. Alors, j’ai préféré te laisser avec tes amis, de toute façon, il est tard pour que je rentre.

— Où es-tu ?

— Chez quelqu’un.

— Qui ?

Il détestait lui mentir et ne voulait pas que celui-ci débarque chez sa mère.

— Promets-moi que tu ne viendras pas d’abord.

— Et pourquoi ? Je le connais ? 

— Non, mais promets-moi d’abord que…

— Si tu es chez un mec, c’est non ! Et j’arrive tout de suite ! 

Benoît sentit de la jalousie dans sa voix. C’était à la fois mignon et affolant. Si Nathan venait ici, comment réagirait-il en découvrant sa mère ? 

— Je suis chez ma mère, finit-il par lui dire après un silence qui fit respirer fortement son amant.

.

.

Une demi-heure plus tard, Benoît était sur le canapé, entre les deux femmes et un pot de glace à la vanille dans les mains. Il avait réussi à esquiver les questions de sa mère jusqu’à maintenant.

— Il t’a brisé le cœur ? lui demanda-t-elle, un peu anxieuse.

— Maman, je vais bien et je. Ne. Suis. Pas. Triste, okay, juste un peu déçu.

— Je n’aime pas te voir comme ça, lui chuchota-t-elle en remettant de l’ordre dans sa chevelure blonde.

— M’man ! Ne tripote pas mes cheveux ! s’indigna-t-il gentiment.

— Si ton copain ne te rend pas heureux, pourquoi restes-tu avec lui ?

— Je me rends triste tout seul, ce n’est pas pareil. C’est pour ça que je viens ici pour…

— Redevenir l’homme de maison ? Je ne suis pas stupide, Bouchon.

Benoît posa le pot sur la table de basse et se tourna vers elle. Evelyne était une femme très sensible et parfois immature. Il se souvenait qu’à sa majorité, il lui avait demandé d’arrêter de l’appeler « Bouchon » et sa sœur en avait profité pour prohiber le « Poussin ». Sa mère avait accepté sans rechigner, mais cela avait été la fin d’une ère pour eux. Elle ne s’était pas plainte parce qu’elle avait compris que ses enfants étaient devenus des adultes et qu’ils n’avaient plus besoin de petits surnoms. À la suite de cela, Benoît avait tristement réalisé qu’elle avait perdu sa joie de vivre et son beau sourire, comme s’ils avaient tué la plus belle part d’elle-même.

— Non, maman, murmura-t-il en lui prenant les mains. J’aime être à la maison avec vous deux et, jamais, je ne me permettrais de te dire quoi ce soit.

— Alors pourquoi ne me dis-tu pas pourquoi tu es venu ce soir ? Je veux dire, la vraie raison.

— Parce que si je te le dis, je vais pleurer et ça va te rendre encore plus triste.

Rien qu’en disant ses mots, Benoît sentit sa gorge se nouer et sa poitrine se comprimer.

— Mais, tu sais Bouchon, marmonna-t-elle en posant son regard brillant vers le sien, c’est à ça que je sers, non ? Je suis ta mère et si tu as besoin que je te console, je suis là.

Elle n’était surement pas la plus intelligente, mais elle avait de l’amour à revendre.

— Mais, reprit-elle en retirant ses mains des siennes, tu es grand maintenant et…

Benoît la prit dans ses bras et ferma ses yeux.

— Je t’aime maman, chuchota-t-il en laissant ses larmes coulées le long de ses joues. Pardon si je t’ai blessé…

— Je veux juste agir comme une maman…

— Et tu le fais bien.

Il sourit à travers ses larmes quand Flora se mit à bouder.

— Merde ! Vous faites chier ! Moi aussi je vous aime ! chuchota-t-elle en enlaçant sa mère à son tour.

Si tout était à refaire, il ne changerait rien. Evelyne pouvait parfois se sentir dépasser par certains événements, jamais elle ne leur montrait combien elle pouvait être perdue. C’était cette force qu’il adorait chez elle.

.

Flora débarrassa la table basse pendant que son frère partit prendre une douche. Elle sourit à sa mère qui sembla heureuse de se sentir utile.

— Maman, chuchota-t-elle en serrant une poigne sur son épaule. Je crois que tu lui as fait du bien.

— Il n’a plus besoin de moi depuis très longtemps.

— Tu te trompes. Nous n’avons qu’une maman et, peu importe ce que les autres pensent de toi, tu nous rends heureux.

— Tu le penses vraiment ?

— Maman, bien sûr ! Même grand-mère est fière de toi !

— Merci Poussin, lui chuchota-t-elle, le sourire aux lèvres.

La sonnette d’entrée résonna et Flora fronça ses sourcils en la regardant.

— Maman ? Tu es sûr de n’avoir rien prévu ce soir ?

— Non.

Elle regarda à travers le judas et écarquilla ses yeux. Trois hommes étaient de l’autre côté. Le premier qui était en tenue de pompier avait la chemise ouverte et semblait prêt à éteindre un incendie.

— M’man ! soupira-t-elle en se tournant vers elle.

— Flora, je n’ai rien prévu ! s’indigna celle-ci. Pourquoi ? Qu’y a-t-il ?

— Bah, euh…

Elle se tut lorsque la sonnette retentit une nouvelle fois.

— Maman, c’est un groupe de… chippendale…

— Ne me regarde pas comme ça, ça se trouve que c’est ton frère.

Elle grimaça en secouant la tête. Benoît n’aurait jamais fait ce genre de chose. Ce devait être une erreur. Elle ouvrit la porte et répondit très rapidement d’une voix tremblante :

— Je, désolée, messieurs, mais il n’y a pas de feu à éteindre ici…

Sa mère n’arrangea pas la situation quand elle se mit à éclater de rire.

— Oh, répondit le jeune homme, je suis Nathan et voici mes amis, Joé et Jason. Je, enfin, nous ne sommes pas des… chippendales. Oui, vous savez la porte n’est pas aussi fine qu’elle en donne l’air et…

— D’accord ! coupa Flora qui s’empourpra violemment. Vous êtes Nathan, le Nathan de mon frère ?

— Oui, tout à fait.

Elle le toisa aussi froidement qu’elle le put et fusilla d’un regard noir les autres hommes qui l’accompagnèrent.

— Vous savez que vous l’avez blessé.

— Je sais et c’est pourquoi je suis ici.

Elle se tourna vers sa mère qui couvrait ledit Nathan d’un regard assassin.

— Maman, marmonna-t-elle à son oreille, range tes griffes. C’est le chéri de Benoît.

Celle-ci lâcha un grognement et les laissa entrer dans le salon. Flora referma la porte pendant que le groupe d’homme suivit sa mère et elle l’avertit qu’elle allait prévenir son frère.

.

Benoît terminait de mettre son pyjama quand sa sœur débarqua dans sa chambre.

— Ben ! s’écria celle-ci, les mains sur les joues, tu aurais dû me dire que ton mec était super canon !

— Quoi ? bredouilla-t-il.

— Il est là et, merde ! Nathan est… wouaw ! Et dire que tu te tapes ça !

— Flora, s’il te plaît, arrête… dit-il les joues écarlates.

Nathan était « canon », mais Benoît aimait aussi ce qu’il y avait en dessous. Nathan avait un cœur recouvert d’une paroi dont il était le seul à avoir franchi pour l’atteindre.

— Argh, je sais, mais… wouaw !

Benoît rougit mais perdit très vite son sourire dès qu’elle lui parla des deux autres hommes. Il avait subitement l’impression que Nathan ne pouvait jamais rien faire sans ces frères.

— Ah! émit-il avec sarcasme, il est venu avec ses potes.

— Euh, oui, pourquoi ? s’inquiéta sa sœur en voyant son sérieux revenir.

— Tu le prendrais comment si tu devais passer la Saint-Valentin avec les amis de ton Jules ?

— Ouais, soupira-t-elle en affaissant les épaules. Pas très romantique…

— Dis-lui qu’il peut rentrer, je ne lui fais pas la tête, mais là, il pousse le bouchon un peu trop loin.

— D’accord.

Benoît s’assit sur son lit d’adolescent et fixa le plancher. Il n’aurait pas refusé de rentrer si Nathan était venu seul. Cette fête était décidément nulle. Il n’aurait pas dû en attendre beaucoup de cette soirée, après tout, Nathan lui prouvait assez souvent qu’il l’aimait. Pourtant, quelque part au fond de lui, c’était un peu pour rattraper toutes ces Saint-Valentin manquées…  

.

Quelqu’un frappa à la porte et il tressaillit en découvrant son homme en tenue de pompier. Il déglutit et se leva en mettant un peu distance entre eux.

— Nath, commença-t-il en jetant un coup d’œil derrière son amant, qu’est-ce que c’est que cet accoutrement ?

— Ben ? Peut-on discuter, s’il te plaît.

— Avec Joé et Jason, j’imagine ? rétorqua-t-il.

— Non, évidement que non.

Il resta silencieux en détournant son regard. Benoît savait qu’en le fixant dans les yeux, il reviendrait avec lui. Mais, ce soir, il ne céderait pas.

— Ça te va bien ce pyjama.

Benoît s’empourpra et croisa instinctivement ses bras autour de sa poitrine, mais ne répondit pas. Devant Nathan, il se sentait toujours petit et c’était horrible cette sensation d’être prisonnier d’un seul homme.

— Ben, l’appela Nathan en s’approchant de lui.

— Je ne rentrerais pas Nath. Tu as prévu une soirée sans moi et…

— Qu’est-ce que tu en sais ?

— Eux ! cingla-t-il en décochant un regard vers la porte fermée. Qu’est-ce qu’ils faisaient chez nous ?

— Ben, viens-là, lui dit-il en tendant les bras.

— Non, tu m’avais promis que tu ne viendrais pas ici.

— J’ai dit ça ? osa s’amuser celui-ci.

Benoît lui planta cette fois-ci un regard noir.

— Ok, ok. Écoute, j’avais besoin que les frères Graffe soient là.

— Nath, dit-il en respirant fortement, tu n’as pas à te justifier. La Saint-Valentin ne représente rien et…

— Ben ! le coupa-t-il en haussant le ton. Ce que tu peux être têtu quand tu t’y mets ! Je voulais qu’ils soient témoin de ça !

Benoît écarquilla ses yeux et le regarda s’avancer vers lui. Il crut manquer une respiration quand son amant posa un genou à terre. Son cœur cogna dans sa poitrine en le voyant ouvrir une petite boîte en velours rouge.

— Benoît, lui souffla Nathan d’une voix tremblante, cela fait un moment que j’y pense et, aujourd’hui, pour notre première Saint-Valentin, je voulais marquer le coup en te posant une seule question. Veux-tu m’épouser ?

Les yeux noisette de son compagnon étaient si brillants que les lèvres de Benoît se mirent à vibrer entre elles. Des larmes lui brouillèrent tellement la vue qu’il ne se rendit pas compte que la porte de sa chambre s’était ouverte sur sa mère, sa sœur et les frères Graffe.

— Ben ? marmonna son amant en lui prenant une main.

Benoît ne s’attendait pas du tout à cela. Jamais il n’aurait cru que Nathan l’aimerait au point de vivre sa vie avec lui. Il était si bouleversé qu’il hocha la tête tout en ravalant ses sanglots. Nathan fit glisser l’anneau le long de son annulaire droit et son cœur explosa lorsque son amant l’enlaça.

— Je t’aime plus que tout, mon cœur.

Benoît qui pleura tout contre lui sourit en écoutant enfin les autres hurler de joie.

— Tu aurais dû me le dire, marmonna-t-il en se lovant dans ses bras.

— Ça n’aurait pas été une surprise.

— Et, pourquoi cette tenue ? demanda-t-il, une main sur le torse nu de Nathan.

— Alors ça, mon cœur, lui chuchota-t-il à l’oreille, tu devras attendre demain soir pour le savoir.

Benoît rougit en s’essuyant les yeux et leva ensuite son visage vers son amant.

— Pardon d’avoir tout gâché. J’ai cru que…

— Ah-hem ! toussa subitement la voix de sa mère.

— M’man, se reprit rapidement benoît en s’écartant de son homme. Je te présente Nathan…

— J’ai entendu et vu, mais j’espère qu’il te rendra heureux.

— Je le suis, répondit-il.

.

.

Le week-end suivant, Benoît accompagna son amant à la maison de retraite dans l’intention d’annoncer à sa grand-mère qu’il était fiancé.

— Oh mon Dieu ! s’écria celle-ci lorsqu’il pénétra dans sa chambre, Nathan a fait sa demande ! Montre-moi ta bague !

Il se tourna vers son futur mari qui rougit en grimaçant.

— Je ne te l’ai pas dit ? lui chuchota Nathan. Elle m’a donné la taille de ton annulaire.

— Tu avais prévu ça depuis un moment alors ? demanda-t-il en plongeant son regard bleu dans les siens.

— Oh oui, mon cœur. Et, je suis content d’avoir eu l’occasion de rencontrer ta mère et ta sœur.

— Pas déçu ?

— Pourquoi ? Tu sais que ma seule famille est mon demi-frère aîné et ta mère est super !

— C’est vrai, tu… bafouilla-t-il.

— Oui, je l’aime comme elle est.

Benoît tendit fièrement sa main vers sa grand-mère et sourit à Nathan. Bientôt, ils se diraient oui et seraient mariés.

2 commentaires sur “Des nuits près de toi – OS2

  1. 😃😃😃
    Trop mignon 😊😊😊😎😎😎
    Bonne continuation.
    💋 bonne journée ☀️☀️

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